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L’industrie du textile : la seconde industrie la plus polluante au monde

Temps de lecture : 5 minutes

L’industrie du textile occupe le second rang mondial en termes de rejet de CO2 avec une proportion de 3 à 10% des émissions mondiales de carbone. À titre de comparaison, le trafic aérien mondial est responsable de 2 à 3% des émissions mondiales de CO2. Il est indéniable que la fabrication du textile est un enjeu environnemental majeur. Notre démarche, avec Triloop, est de réduire cet impact environnemental dans le secteur du sport. Nous nous devions de partager avec vous le chemin que nous avons parcouru, avec comme point de départ un constat et à l’arrivée une réelle alternative.

 

Trouver une solution commence par la compréhension du problème. Donc commençons par…le problème.

 

 

 

L’industrie du textile, une industrie polluante

 

 

pourquoi l'industrie du textile est la deuxième plus polluante au monde en quelques chiffres

 

Face à ces chiffres alarmants, il est clair que l’émission de CO2 est un point noir de l’industrie du textile. Ce n’est cependant pas la seule chose à prendre en considération pour quantifier l’impact environnemental d’un vêtement ou d’un produit en général. Le textile est aussi synonyme d’une grande consommation d’eau, de rejets de tonnes de plastiques dans l’eau, notamment lors du lavage, et de la pollution des sols. 

 

Un tee-shirt en coton standard représente entre 2 500 et 4 000 litres d’eau douce, soit 80 douches. Cette quantité d’eau est nécessaire pour produire et transformer le coton, puis l’entretenir. D’après l’ADEME, 20% de la pollution des eaux industrielles est due à l‘industrie du textile. Encore plus fort, 500 000 tonnes de microparticules plastiques sont déversées tous les ans dans les océans avec l’entretien de nos vêtements (synthétiques notamment). De même, les matières premières qui finissent à la décharge ou incinérées sont à l’origine de 75 % de la pollution des sols. Autant de chiffres qui doivent nous inciter à réagir.

 

 

 

Les causes de la pollution liées à l’industrie du textile

 

 

Il est légitime de se demander quelles sont les causes d’une telle quantité de rejets de CO2 et de pollution en général. Il y en a une multitude mais nous allons vous présenter les trois principales.

 

 

1 – La fabrication du vêtement

 

 

Le processus de fabrication d’un vêtement est parfois long et pollue énormément. Pour mieux comprendre, il faut décomposer les différentes étapes de fabrication d’un vêtement. Prenons l’exemple d’un vêtement en polyester, qui se rapproche le plus du type de produit que nous allons vous proposer. Puisqu’un dessin vaut parfois mieux que de longues phrases, voici un schéma récapitulatif.

 

étapes de fabrication de vêtements synthétiques

 

Comme vous pouvez le voir, chaque étape de la fabrication a un impact non négligeable. De plus, dans la plupart des cas, toutes ces étapes sont réalisées dans des lieux différents. Il faut donc ajouter à cela les rejets dûs au transport. À titre indicatif, un tee-shirt Made in China va parcourir 40 000 km avant d’arriver chez vous.

 

 

2 – L’utilisation du vêtement

 

 

Nous venons de voir l’impact environnemental de la fabrication d’un vêtement. Cependant, le cycle de vie d’un vêtement ne s’arrête pas seulement à sa fabrication. Il y a bien d’autres étapes jusqu’à sa fin de vie.

 

industrie du textile : cycle de vie d'un vêtement

 

La distribution, l’entretien, la fin de vie et le transport entre chaque étape font partie intégrante de son cycle de vie et sont à prendre en compte. Certaines de ces étapes du vêtement peuvent être optimisées pour réduire l’impact environnemental. Au niveau du transport notamment, il faut privilégier un circuit court de fabrication dans lequel les étapes sont regroupées au même endroit et sont réalisées à l’échelle nationale. À ce sujet, nous proposons plusieurs alternatives. Vous pourrez les retrouver dans notre série d’articles sur nos procédés de fabrication bientôt disponibles sur notre blog.

 

 

3 – La fast fashion

 

 

La dernière cause majeure de l’impact environnemental du textile, c’est vous et nous, en tant que consommateurs. Ces dernières années, notre consommation de textile ne cesse d’augmenter. D’après une étude de l’ADEME, une personne consomme en moyenne 60% plus de vêtements qu’il y a 15 ans et les conserve deux fois moins longtemps. L’apparition du e-commerce a fortement contribué à renforcer ce phénomène. En effet, il devient maintenant très facile de se procurer des vêtements à faible prix, le tout en ayant accès à un éventail de choix bien plus grand et sans bouger de chez soi. C’est tentant me direz vous… Le problème, c’est que cette facilité d’accès à une multitude de choix accélère la sensation de lassitude vis-à-vis des vêtements que nous possédons déjà. Bilan ? Nous portons nos vêtements en moyenne seulement 10 fois avant de nous en débarrasser. Un tiers de nos vêtements ne sortent pas du placard. Sachant ce qui se cache derrière un vêtement en matière de rejets CO2 dus à la fabrication et au transport, il y a de quoi avoir peur…

 

Attention, le e-commerce n’est pas le réel problème dans la fast fashion. Dans le fond, il n’est pas plus néfaste pour l’environnement que la vente physique. Au contraire, si celui-ci s’appuie sur des démarches écoresponsables comme par exemple l’utilisation d’un circuit court, ou d’emballages écoresponsables, il peut même se trouver être bien moins impactant que de la vente en magasin. Il n’existe actuellement aucune étude concrète pour affirmer lequel de ces deux modes de vente est le moins polluant. Il y a en effet une multitude de facteurs à prendre en compte comme le type de livraison, la politique de retour qui est propre à chaque e-commerce, le type d’emballage, etc.

 

 

 

Des solutions pour réduire l’impact environnemental des vêtements

 

Maintenant que nous avons compris tous les aspects du problème, nous pouvons trouver…des solutions. Parce que oui, il en existe ! 

 

 

1 – Des matières écoresponsables

 

 

Le choix de la matière est une des premières étapes dans la conception d’un vêtement, avant même sa fabrication. Pour réduire drastiquement l’impact de cette dernière, l’utilisation de matières recyclées est une réelle solution. C’est ce que nous vous proposons avec Triloop.

 

 

 

2 – Un circuit court de fabrication

 

 

En consommant Made in France ou Made in Europe, vous favorisez ce que l’on appelle un circuit court de fabrication. En d’autres termes, vous réduisez les kilomètres que parcourent le produit avant d’arriver chez vous. Cela implique moins de rejets CO2 dus au transport et donc moins de pollution. Pour mesurer l’impact que cela peut avoir, vous pourrez bientôt découvrir l’article de notre série “Loop” dans laquelle nous aborderons cette notion de circuit court que nous avons mis en place pour nos produits. Consommer Made in France, c’est également favoriser le respect des conditions de travail des personnes qui fabriquent vos vêtements. En effet, la dimension sociale dissimulée derrière la fabrication des vêtements fait partie intégrante de la notion d’écoresponsabilité et des enjeux qui en découlent.

 

 

3 – Privilégiez la qualité

 

 

Les faibles prix…ont souvent un prix. Si vous achetez un produit de faible qualité, il sera vite usé et vous serez obligés de le jeter pour en acheter un nouveau. Plus vous le gardez longtemps, plus vous rentabilisez votre achat. Et surtout, n’oubliez pas de prêter attention à ce qui se cache derrière la production d’un vêtement. Plus votre produit dure longtemps, moins vous achetez et moins vous polluez. Mettre un peu plus d’argent pour avoir un produit de meilleure qualité et qui dure peut donc permettre de faire de grosses économies en matière de rejet CO2 et de pollution en général. 

 

Cela s’applique bien aux vêtements de sport qui sont mis à rudes épreuves. Il est important d’avoir des matières de qualité qui durent dans le temps. Pour ce type de vêtement, le marquage peut être pris en compte dans sa durée. En effet, si vous achetez un vêtement pour sa marque, et que celle-ci est juste floquée, il y a de fortes chances que le logo ne reste pas très longtemps et c’est d’autant plus probable que vous arrêtiez de le porter ensuite. Chez Triloop, nous avons réalisé un marquage par sublimation, qui ne s’abîme pas avec le temps.

 

 

 

Pour conclure

 

 

L’industrie du textile est complexe et comporte plusieurs aspects à l’origine d’importants rejets de CO2. Rendre cette industrie totalement verte est utopique et impossible par nature. Ce n’est pas pour autant que rien ne peut être fait pour réduire considérablement son impact environnemental. Comme nous vous l’avons expliqué, il existe des alternatives. Seulement, des changements doivent être fait du côté des marques mais également du côté du consommateur : ces changements dépendent de nous tous.

 

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